Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 10:01

La controverse autour du projet, annoncé en mars dernier, de 28 000 hectares d’hévéaculture dans la province septentrionale du Gabon vient de s’enrichir d’un nouvel élément. Après la discussion arbitrée par l’ONG Brainforest, le 22 mars dernier à Libreville, entre une délégation venue du Woleu-Ntem et Olam, voici qu’un mémorandum vient d’être rédigé qui bat en brèche ce projet avec des arguments non négligeables.



Le développement des plantations de palmiers à huile est à l’origine d’une déforestation massive en Indonésie et en Malaisie, les deux premiers producteurs mondiaux. Dès à présent, et après avoir favorisé l’essor des économies d’Asie du Sud-Est au prix de cette dévastation, le palmier à huile fait son grand retour en Afrique. 


Emmené par Jean Marc Ekoh, ancien Haut-commissaire du gouvernement, ancien ministre de Léon Mba, le collectif des ressortissants des villages concernés par le projet Olam au Woleu-Ntem, a publié un mémorandum à travers lequel il marque son opposition au projet du groupe singapourien Olam. Celui-ci a, en effet, conclu, en mars dernier, une convention avec le gouvernement gabonais portant sur un investissement de 91,5 milliards de francs CFA pour la construction d’une usine de transformation et le développement d’une plantation de caoutchouc et de palmier à huile une superficie de plus de 28 000 ha dans la province du Woleu-Ntem. 

Le collectif sus cité indique que cette zone, «située dans le triangle que forme Oyem-Bitam-Minvoul au Nord du Gabon est la zone rurale la plus densément peuplée du Woleu-Ntem et du Gabon.» Les populations de cette zone estiment que les «formes et les stratégies de développement ne peuvent être imposées à une population sans leur avis. 

C’est cela aussi la participation de la population à la prise de décision et à la production chère au président de la République. De nombreux exemples dans le monde notamment au Zimbabwe, en Côte d’Ivoire, en Indonésie, etc. montrent que la négligence ou la non prise en compte du point de vue des populations peut déboucher sur des conflits ou un désastre socio-­économique.» C’est sans aucun doute à cet effet que ces populations ont élaboré un mémorandum qui se base sur des arguments historiques, économiques, sociologiques, environnementaux et juridiques. 

Arguments historiques 

D’un point de vue de l’histoire, le mémorandum remonte au début des années 1940 lorsque Félix Eboué, gouverneur général de l’Afrique équatoriale française, avait interdit aux colons européens l’exploitation des plantations intensives de cacao, café, palmier à huile et hévéa. Ce qui avait induit la création d’une classe de millionnaires agricoles nationaux dans le Woleu-Ntem et la véritable naissance de la vocation agricole de cette province qui fut durant un bon moment le grenier du Gabon. 

Le collectif signataire du mémorandum en déduit que la concurrence entre les cultures industrielles et les plantations villageoises sera toujours déloyale «imparfaite, déstructurante et déstabilisante» au détriment du développement communautaire. Ramener dans leur localité un exploitant agricole industriel est pour ces populations, un retour aux travaux forcés. On lit en effet dans le mémorandum que «les nombreux témoignages que nous recevons des compatriotes travaillant à Olam à Kango (…) permettent d’affirmer que cela ressemble déjà à des travaux forcés.» 

Arguments économiques 

Énumérant ses arguments économiques, le collectif des ressortissants des villages concernés par le projet Olam au Woleu-Ntem pense que si ce projet peut avoir une rentabilité financière, ce qui est recherché par Olam, il n’a pas de rentabilité socioéconomique. Ce qu’il ne faut pas confondre avec la rentabilité financière. Le mémorandum défie la société Singapourienne de fournir une étude de rentabilité socioéconomique ainsi qu’une étude d’impact social de son projet dans la région. 

Selon le document, le projet d’Olam va induire une perte d’environ 10 000 emplois ruraux, notamment agricoles, parce que son implantation va nécessairement détruire les exploitations agricoles villageoises actuelles et créer un chômage notamment auprès des populations de plus de 50 ans. Une démonstration y est déployée au sujet de la disparition de ces emplois et de ce que les 7000 postes de travail promis ne sont que des emplois temporaires pour la phase d’implantation. Des emplois qui seront supprimés durant la phase d’exploitation. 

Le mémorandum indique que «du point de vue de l’impact sur les finances publiques, Olam bénéficierait de l’exonération d’impôts et de droits de douane pendant plus de 25 ans! L’État ne gagnera donc rien sur ce projet. L’impact sur les finances publiques est négatif. Pour masquer cet impact négatif, Olam se propose de donner un appui aux conseils départementaux de Bitam et Minvoul par la collaboration aux projets d’infrastructures communautaires. Quelle forme prendra cette collaboration ? Quelle somme compte-t-elle mobiliser ?» 

Arguments socioculturels 

Le collectif des populations concernées pense que «le projet Olam, par l’exode rural et la dévitalisation qu’il va provoquer, aura un impact négatif sur la culture fang. Rappelons à tous que cette forêt est un temple pour tous les villages limitrophes. C’est le lieu de prédilection de nos rites et coutumes. Ce serait un sacrilège que de donner ce site à des étrangers pour la monoculture de l’hévéaculture.» Les signataires du document, qui annoncent qu’ils se réservent le droit de porter plainte à Olam, s’offusquent de ce que cette compagnie a indiqué dans son étude d’impact qu’elle va améliorer les conditions de vie des populations en leur facilitant le transport aussi bien des personnes que des marchandises et autres biens. 

«C’est de l’humour de mauvais goût. Olam se transformera donc également en société de transport ? Nous pensions qu’elle était là pour l’hévéa ?», indique le mémorandum qui s’indigne également de ce que la compagnie a annoncé qu’elle va offrir aux populations des groupes électrogènes alors que les villageois de la province se sont déjà équipées elles-mêmes de cette technologie. 

Arguments environnementaux 

A ce titre un paragraphe du mémorandum fera office de résumé : «Les risques environnementaux liés aux investissements d’Olam sont énormes. C’est pourquoi, nous saluons l’effort du Gouvernement à travers l’étude MCKinsey (L’union du 23 avril 2012). Les impacts environnementaux découlent de la déforestation, la pollution des eaux et des sols, en raison de la mauvaise gestion des engrais et des déchets, de la pollution de l’eau autour de l’usine d’engrais, l’érosion des sols. 

Nous savons que ces monocultures sont hautement destructrices des écosystèmes forestiers et source d’un déséquilibre écosystémique grave.» Le collectif des ressortissants des villages concernés par le projet Olam au Woleu-Ntem évoquent également les dangers des pesticides qu’envisage de fabriquer Olam à Port-Gentil. Il énumère de nombreux exemples à travers le monde où «l’utilisation de ces produits a augmenté le nombre de personnes atteintes des cancers et autres pathologies graves.» 

Arguments juridiques 

Le collectif des signataires du mémorandum rejette l’annonce d’Olam de laisser aux autochtones 5 km aux alentours de leurs villages afin qu’ils puissent s’y livrer aux activités agropastorales de subsistance. Au terme d’une argumentation sur les données de l’anthropologie culturelle propres aux tribus concernées, il rappelle que «la loi 16/01 01 du 31 décembre 2001, portant code forestier en République gabonaise est celle qui protège les intérêts de uns et des autres en matière de propriété foncière (…) Or, le code forestier stipule en son article 12 que le domaine forestier rural est constitué des terres et forets dont la jouissance est réservée aux communautés villageoises, selon les modalités déterminées par voie réglementaires. En d’autres termes, qu’elles y exercent un droit d’usage coutumier (loi 16/01 ; chap VI, art 252-261).» 

Le collectif indique à cet effet que «D’après les données que nous avons actuellement, il s’avère que le domaine forestier sur lequel nous, populations du Woleu-Ntem exerçons nos usages coutumiers, fait l’objet de convoitise et d’expropriation. Et tout usage de ce domaine forestier sans l’accord et la participation des ressortissants de cette province est considéré comme une violation de la loi 16/01 portant code forestier en République Gabonaise, causes d’éventuels conflits entre populations et opérateurs économiques.» 

Le collectif des ressortissants des villages concernés par le projet Olam au Woleu-Ntem conclu son mémorandum en ces termes : «Si l’État tient à son projet malgré la rentabilité socioéconomique incertaine comme nous l’avons démontré, qu’il trouve à Olam des zones vides à l’intérieur du Gabon, par exemple la foret des abeilles, la forêt de Ndjolé, la zone déserte entre Mékambo et Okondja etc. Fort de ces arguments, nous, populations de Bitam, Minvoul et Oyem disons à l’État et à Olam, «nous sommes des agriculteurs, nous ne voulons pas devenir des ouvriers agricoles, ni des étrangers sur nos terres». 

gabonreview 
Par zuedebomame - Publié dans : Gabon - Communauté : Gabon d'abord
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 16:48

Ça se passe au cimetière.

Au moment de l' inhumation d' un célèbre cardiologue, de nombreux confrères sont présents.

Pour la circonstance (vu qu' il est cardiologue), l' entrée du caveau a été ornée d' un énorme cœur de deux mètres de haut, fait avec des fleurs, et le cercueil est placé devant.

 

Après le sermon et les adieux, le gigantesque cœur s' entrouvre, le cercueil est placé à l' intérieur et le cœur se referme.

Tout le monde est silencieux, triste mais éblouis par cette démonstration très significative !

Soudain, un homme éclate de rire.

Son voisin le réprimande d' un air sévère :

- Chut ! Mais qu 'est-ce qui vous prend de rire comme ça ?

- Je pense à mes obsèques : je suis gynécologue !

- Quand je mourai, plusieures personnes viendront aussi comme présentement

et un parmis eux rira aussi comme moi...

 

@zuedebomame

 

La scène se passe dans la maison de retraite '' les cheveux blancs '' .

Fernand, 91 ans, voit avec bonheur arriver une nouvelle, Félicité, jeunette de 85 ans .

Rapidement, comme deux aimants, leur attirance mutuelle les fait s'asseoir côte à côte au réfectoire, devant la TV, pendant les jeux, et Fernand tient Félicité par les épaules pendant les farandoles.

Arrive ce qui devait arriver : les deux amoureux, un beau soir, partagent le même lit, chambre 320.

Je vous laisse imaginer cette première nuit d'amour .

Le lendemain matin, Fernand, au réveil : Félicité, ma chère, je vous dois des excuses, Si j'avais su que vous étiez toujours vierge, j'y serais allé plus doucement .

Mais non, mon bon Fernand, c'est moi qui vous présente mes excuses : Si j'avais su que vous bandiez encore, j'aurais retiré mes collants.

 

@zuedebomame

Par zuedebomame - Publié dans : Monde
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 11:36

L'influence de la Vision occidentale sur un peuple d'Afrique noire:

 Pahouin ou Fang du colon ou méfiance aveugle d'autres ethnies?

 


From: Alexandre
Userinfo: FRANCE
Date: 2/23/99
Time: 9:13:27 AM

 

Comments

Il est parfois difficile de faire la différence entre la vérité et le mensonge. les deux éléments qui existent dans le męme espace temporel sont toujours en lutte ŕ chaque fois que l'un veut apparaître au large des débats qui se bousculent dans ce site. Il est d'autant plus remarquable que la vérité qui semble ętre l'héritier d'une existence originelle,primitive, s'arrache souvent du mensonge et celui-ci le transforme dans des champs d'applications ou la vérité se trouve saturée, engloutie dans le mensonge. On dira peut-ętre en un mot, que ceux qui refusent de reconnaître la vérité sont semblable aux mensonges et donc proche du politiquement incorrect, sans doute du diable.

Le politiquement incorrect refuse ainsi d'épouser la substance réelle de la vérité, ce qu'il trouve sur son chemin, c'est l'échelle de mensonge. Il ne peut pas admettre la vérité, car comparable ŕ une souris, le manque de crédibilité quant ŕ ses mensonges le ronge au fond de lui et le fait apparaître en surface comme l'incarnation d'une statue de mensonge. D'oů la vérité finie souvent par triomphée au-delŕ du mensonge. Elle ne fait tant de bien dans le monde que ses apparences y font de mal.

La démonstration de l'homme politique et de celui de l'artiste, du philosophe, du scientifique montre en effet cette lutte, qui bien entendu, détermine toute l'approche d'une existence en mouvement perpétuel. Car, il ne peut pas y avoir d'existence de vérité, parce que par opposition le mensonge vient ŕ petit pas contrarier la preuve de l'existence de la vérité. Ce qui pourrait bien s'agir d'une lutte non seulement ethnique,notamment celle qui concerne l'histoire des Fang.

Le fait de lire au passage dans ce site, les interventions des uns et des autres ŕ propos des Pahouin, ethnie vivant au Cameroune, en Guinée équatoriale et dans votre pays le Gabon, on suscité une attention particuličre, suite ŕ leur originalité culturelle et ŕ leur caractčre belliqueux selon les commentaires des ouvrages ethnologiques, ethnographiques, historiques, anthropologiques ...etc. confirment de maničre contradictoire la dynamique sociale du peuple Fang.

Il est ŕ noter que les colons qui ont écrit sur les fang notamment sur d'autres ethnies de vos pays, il en ressort de cette littérature des faits étonnants concernant les Fang.

Au lendemain de leur arrivée vers les côtes Gaboanise, il existe déjŕ une ethnie nommée Mpongwé. On ne peut pas dire que leur histoire commence au contact des blancs qui sont déjŕ lŕ sur la côte. Mais l'histoire selon Largeau, montre que ce peuple revient du sud du Nil passant du Soudan traversant presque le milieu de l'Afrique, pourchassé et chassant d'autres peuples qui voulaient leur barré le chemin. Il était prévue dans leur légende qu'il devait rencontrer des gens venants de l'autre côté de la mer, ou chaque soir disparaissait l'astre du jour, sans doute leur frčre Blanc. Ambourouet Avaro confirme que ce peuple qui venait du fond des foręts tropicales et que la couleur de leur peau était presque blanche.

Au fil des temps qui se sont succédés surtout au contact d'autres ethnies de la foręt, il y a eu des changements. Furent-elles radicaux ? Aucun ouvrage ne confirme pas s'ils étaient vraiment blanc. Le seul aspect qui semblait justifier cet hypothčse était la naissance des albinos dans certaines familles Fang. Mais aucune recherche jusqu' ŕ présent n'est venue confirmer cette assertion. Malgré ce fait marquant, la crainte des hommes blanc de la côte n'est plus que grave, lorsque ces Fang, aux expressions de guerrier veulent déstabiliser les peuples qui se trouvent protégé par les blancs.

A la suite du traité fait avec les chefs du Gabon et notamment avec les rois Denis et Georges par M. l'amiral Didelot par le commandant Bouet-Willaumez en 1841, le commandant de corvette de Montlion prit possession, aunom de la France, de la baie du Gabon et de la régin baignée par ses nombreux affluents. A la rive droite, un construction fut faite, un fort, un hôpital, quelques cases en planches destinées aux employés de l'administration, et etle palais du gouverenment une grande maison. Deux ans aprčs, c'est ŕ dire ne 1843, une maison de mission catholique, des soeurs etles établissement de quelques négociants négriller ont été élevés. Progressivement l'ambryon de libreville venait de se réaliser, une petite ville on l'onpuvait trouver les allemands, les anglais. On installa ŕ Libreville une petite garnison composée d'une compagnie d'infanterie de marine et d'une compagnie de tirailleurs pour protéger l'établissement des blancs.

L'arrivée de Pahouin et leurs meours plus turbulentes ont un peu compromis la tranquilité qui régnait de tout côté, mais il était impossible avec une poignée d'hommes, d'aller dans les profondeurs de leurs foręts les punir des méfaits qu'ils commettaient. Les blanc étaient donc bornés ŕ mettre Libreville ŕ l'abri d'un coup de main. Fallait-il concerver cet établissement tel qu'il était ou l'abandonner entičrement? Les fang devenaient une menace agissante pour les blancs, il voulait qu'ils partent du littorale Gabonais. Ils ne craignaient pas les blancs , ni les nčgres de la côte. Ils préféraient mourrir au prix d'une réalité qui était celle de chasser les blancs sur leur terre promise dit-on des récits mvett.

Le mvett qui est leur ouvrage et en męme temps joué dans les corps de garde, souligne que ce peuple a hérité de leur ancętre mvett, OYONO Ada NGONO, la force et le courage. Du temp de cet homme, les fang savaient déjŕ fabriqué les armes en fer. De męme que leur légende raconte qu'ils voulait faire disparaître les fer sur terre. Le Peuple ENGONG par les récits d'Oyono, stimlulateur de la mentalité des enfants d'Afirkara, comme il se nommait sans doute pour marquer leur solidarité, et de Nane NGOGUE, a poussé les fang de devenir belliqueux face aux gens qu'ils rencontraient sur leur chemin. Ce qui manifestait cette arrogance face aux autres peuples.

Suite ŕ ce comportement sans cesse repété, les colonisateurs voulait vraiment partir. Certains disaient entre eux " A quoi bon dépenser notre argent et détruire la santé de nos braves marins et de nos employés coloniaux pour cet établissement dont nous ne tirons et ne retirerons jamais aucun profit"? L'expérience est faite; la malaria ne permettra jamais ŕ un Européen de s'y acclimater. Leur autotité n'atant que nominal et avec leur tirailleurs sénégalais, il leur semblait difficile de réprimer l'impudence des Pahouin et les désordres qui se produisaient ŕ vingt lieues de l'intérieur.

Dans le męm ordre d'idée, "que deviendra tout ce monde-lŕ le jour oů nous abandonnerons le Gabon"? Il y avait déjŕ dix ans que les français étaient lŕ. De ce temps lŕ, il pouvait se retirer sans inconvénient." Au jourd'hui nous ne le pouvons plus sans anteraîner des désastres imminents. Il est certains que pour tout clairvoyant que les Pahouin, que nous avons de la peine ŕ contenir en ce moments, et qui nécessitent de notre part de fréquentes expéditions, dont les masses vont sans cesse grossissant autour de notre établissement, se précipiteront, aprčs de notre petite garnison, sur le pays dont ils convoitent les richesses et la prospérité, et alors malheur aux missionnaires, malheur aux négociants, malheur aux indigčnes! Il n'est pas un noir qui ne se rende compte de ce danger terrible et qui ne tremble losqu'ilentend dire que les Français vont quitter son pays.Je crois qu'il est de notre honneur de ne pas abandonner ŕ lui-męme, dans une pareille situation, ce terrain sur lequel notre pavillon a si longtemps flotté".

En ne citant que cet aspect de fait, par les témognages ô combien redoutable de Louis Dupont, marquis de Compičgne. Dans l'anlyse qui suit, les Pahouin ŕ partir du premier contact avec les blannc avaient manifestement attiré l'attention des Français. La crainte de voir leur administration détruite par les Fang et de constater les dégats qui pouvaient se produire lors de leur départ, montrait vraiment que ce peuple ne pouvait cesser de loin son intrépidité.

La stratégie des Français va ętre sans merci, déjŕ beaucoup se posait vivement la question d'oů venait ce peuple. Connaître son ennemi c'est qui semblait le mieux pour les Français. Les ouvrages sur la monographie Fang confirment selon, le Révérend Pčre Trille, ce dernier souligne dans ses notes ethnographiques sur cette tribu dans la société des africains T.V, fasc.I. Paris ouvrage,1936, qu'il fallait faire attention aux fang, qu'ils étaient pręt ŕ manger les autres peuples. Ce que Largeau écrit dans son introduction , "notice fan' ou Pahouin" n'est qu'une reprise un peu édulcoré des théories de Du Chaillu et il ŕ tort de critiquer, page 23, les "braves gens qui se figuraient naďvement que l'anthropophagie n'existait plus sur les terres" simplement parce qu'ils osent poser la question: les Pahouin sont-ils anthropophages?" Certes, il concčde que les Pahouin sont" si l'on veut, des anthropophages modérés", mais il tient absolument ŕ stigmatiqer en eux des mangeurs d'hommes. Il se réfčre sur ce point au marquis de Compičgne, qui a non seulement été fasciné par Du Chaillu, mais aussi qui a subi l'influence de ses écrits, ainsi qu'ŕ la réponse que lui-męme reçut d'un mekeď ŕ la question insidieuse de savoir quels étaient les plus grand mangeurs d'hommes:" les Fang". Il s'appuies aussi ŕ l'hypothčse désormais indéfendable selon lauqelle les Betsi tireraient leur nom de a dzi: manger et sur un unique cas attesté qui, pas plus que notre mince connaissance de l'anthropophagie secrčte, ne suffit, et de loin, ŕ faire des Pahouin un " un peuple d'anthropophage". Partant de Largeau comme Du Chaillu, le marquis de Compičgne, le R.P, Trille, Trezenem et d'autres explorateurs, ont non seulement détruit la réputation d'une ethnie, mais on fait d'elle, une peuple dangeureux.

La confusion effective des manduction mystiques des sorciers et l'anthropophagie, du reste, ses observations ne valent pas pour le noyau central de la population, męme pas pour lamajotité des fang, car elles on été relevées ŕ l'extręme sud du pays pahouin oů se sont infiltés nombre d'élements de cultures étrangčres. De plus, ses observations ne reposent que sur les dores des indigčnes. On voit ici que l'étude ethnographique scientifique par l'intermédiaire d'un interprčte ne peut pas donner de bons résultats.

Les Pahouin arrivent, ce cri éveillait autrefois chez les nčgres de la côté comme chez les Européens autant d'effroi que dans la Rome antique: Hannibal ante portas (Annibal est ŕ nos portes). Il est établi aujourd'hui que les Pahouin ne mériteraient pas tout ŕ fait d'inspirer pareille épouvante.Toutefois, note Laburthe Tolra, aussi bien par leur masse et leur puissance d'attaque que par leur culture restée relativement intacte, ils sont dignes de retenir l'attention, y compris celle de Blanc, car menés avec perspicacité et solidement encadrés au sein d'une organisation politique, ils pourraient constituer une force capable de mettre en péril la colonisation européenne.

Cette force existe t-elle encore de nos jours? Beaucoup de jeunes fang ont trouvé le moyen le plus efficace de continuer cette lutte, celle de l'immortalité selon le credo du MVETT. Dans la symbolique de leur structure sociale, certains disent que "le bien se trouve ŕ l'autre côté du mal", une façon opiniatre de tenir la vie et de combattre la vie, comme leur héros du mvett. Cette détermination est celle d'une force qui aujourd'hui fait flipper les Français qui ne cessent de voler le pétrole et richesse du Gabon....Mais les fang demeurent toujours au front . Ce qui confirme les ouvrages de Mongo Beti, de Tsira Ndong Ndoutoume, d'Eno Belingua, qui, vivant et bien d'autres jeunes, travaillent pour redresser leur pays afin de trouver une équité avec d'autres peuples.

Cordialement

ADNANDVINCENT

PS: Ce texte m'a été envoyé par Adnand Vincent. C'était tellement intéressant que j'ai choisi de l'afficher.
Alexandre.

Par zuedebomame - Publié dans : Fang / Beti - Communauté : Gabon d'abord
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : FORUM DU PEUPLE EKANG
  • FORUM DU PEUPLE EKANG
  • : Sport Politique santé société Culture
  • : Ce blog est crée pour vous permettre de comprendre certaines les notions du Peuple Ekang,choses cachées, Amour, relations humaines, Poésie, Politique, Sport, Ingénierie, Social, Santé... le blog de venant est un compagnon de vie pour les jeunes africains en quête de la liberté et surtout de la souveraineté des états. La culture est la chose qui nous reste quant on a tout perdu.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Clock

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Créer un Blog

Recherche

Partager

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés